dimanche 7 septembre 2014

4 interviews de Michel et Guillaume, réalisés par Arte.

Houellebecq et sa réputation :


Houellebecq et la vitesse :


Houellebecq et Benzema :



Houellebecq et la captivité



Houellebecq et le scénario



Michel Houellebecq s'entrainant au MMA dans " L'enlèvement de Michel Houellebecq"


Ça vaut le détour ! Rien que pour cette scène, vous devez voir le film :


J'ai vu " L'enlèvement de Michel Houellebecq"


J'ai profité de mon week-end pour regarder L'enlèvement de Michel Houellebecq. Dans ce film de Guillaume Nicloux, voir même un documentaire déguisé en fiction (a la limite de l'ovni cinématographique), diffusé sur Arte fin aout, la star dépressive de la littérature se fait enlever par un trio musclé pas doué pour les demandes de rançon.
Au départ, si la captivité affecte Michel, ça ne dure pas.

Bilan de ce film ? Nicloux dévoile un écrivain tantôt émouvant tantôt comique, loin des saillies provocantes auxquels les médias et ses détracteurs ont souvent tenté de le réduire.Les scènes sont souvent très drole. Comme lorsque michel prend un coup d'arts-martiaux.

La réussite tient à la qualité des acteurs qui donnent la réplique à Houellebecq, lequel présente un masque imperturbable, tour à tout passif, bougon ou buté quand il s’agit d’avoir des clopes ou de l’alcool.

Le film est parti de ce fait divers, la disparition de Michel. A l'époque, les médias évoquaient que l'écrivain aurait pu être enlevé par Al-Qaida.
A partir de là, Michel Houellebecq apparait comme une personnalité déroutante mais très charismatique. Il boit, il fume non-stop.

Guillaume Nicloux nous montre un homme abîmé. Un homme qui est allé au bout. Houellebecq, tentant de comprendre les motivations de ses ravisseurs,  entre en empathie avec eux.







 

Le jour où j'ai libéré Houellebecq

Karim Achoui, l'ancien avocat du milieu, fait une étrange apparition dans le film "l'Enlèvement de Michel Houellebecq". Il nous explique ce qu'il faisait là, et raconte sa rencontre avec l'écrivain.

Karim Achoui, l’ancien avocat du milieu radié du barreau de Paris pour cinq ans, raconte sa rencontre avec l’écrivain Michel Houellebecq, à qui il donne la réplique dans le documentaire «l’Enlèvement de Michel Houellebecq» de Guillaume Nicloux, diffusé mercredi sur Arte (et disponible jusqu'à jeudi sur le site Arte+7).

C’est lui qui, quatre minutes avant l’épilogue de cette fiction de bric et de broc, surgit, longiligne et vêtu de noir, pour payer la rançon et permettre la remise en liberté du romancier. Une première devant la caméra.

Comment vous êtes-vous retrouvé acteur ?


Houellebecq et la production voulaient Jacques Vergès, un avocat trempé, sulfureux pour coller à la disparition de Houellebecq qu’on disait enlevé par l’extrême-gauche ou par la mafia. Comme il était défaillant, Sylvie Pialat, la femme de feu Maurice Pialat, m’a contacté en juin 2013 en me disant: «J’ai pensé à vous qui représentez ce type d’avocat borderline.» J’étais donc tout à fait apte à jouer en lieu et en place de Me Vergès.

Vous présidez la Ligue de Défense judiciaire des musulmans. Or en 2001, Houellebecq a affirmé que «la religion la plus con, c’est quand même l’islam». En avez-vous parlé ?

Je lui ai dit que sa position m’avait heurté, en tant que musulman. Il a répondu qu’il n’avait rien contre les musulmans, mais qu’on imposait, en France, une vision de l’islam qui contrevient aux principes de la laïcité. Et d’ajouter : «On peut pratiquer son islam dans son pays d’origine» – sous-entendu dans les pays arabes. A quoi je lui ai opposé que la Musulmanie n’était pas encore un pays et que les musulmanes et les musulmans en France sont pour la majorité d’entre eux des Français. Et qu’il faudrait arriver à l’accepter. Il m’a dit : «Tu ne comprends rien. Tu veux boire un whisky ?» Mais je ne bois pas d’alcool.

Je précise que des amis m’ont beaucoup reproché d’avoir joué dans ce film sur le thème: «Comment as-tu pu prêter ton concours à un islamophobe ?» J’aurais tourné de la même manière avec Marine Le Pen si on me l’avait demandé. Et puis j’avais l’aval de Jacques Vergès avec qui j’avais déjeuné au Wepler place Clichy quelque temps avant sa mort (le 15 août 2013, ndlr). Quand je lui ai dit que je le remplacerai, il a approuvé. Je n’oublie pas qu’en 1993, quand j’ai débuté comme avocat avec Jean-Marc Florand, Vergès nous a apporté sa clientèle sur un plateau, sans aucune contrepartie. Il y a eu l’affaire Omar Raddad, l’arrestation de Carlos et Patrick Dils, une affaire qui a fait la notoriété de Jean-Marc Florand.


Quelle impression vous a fait Houellebecq ?

Il a une personnalité déroutante, mais il est très charismatique. Il boit, il fume non-stop. Je l’ai trouvé très abîmé. On voit un homme qui est allé au bout. Il ne retrouvera pas le succès qu’il a eu. Aujourd’hui pour un éditeur, c’est une marque. Quand il est arrivé dans le paysage littéraire, il a surpris, car il n’était pas attendu. Maintenant…


Vous aimez ses romans ?

J’ai essayé de les lire mais je n’y suis jamais arrivé. J’arrête à la troisième page. C’est trop hermétique, trop compliqué pour moi. J’ai essayé après son Goncourt. Sans succès. Cela dit il écrit d’énormes romans. Il a une clientèle importante. Je respecte.

Comment s’est déroulé le tournage ?

Pour ma part, cela a duré deux après-midi. On était à une dizaine de kilomètres de Fontainebleau en Seine et Marne, dans une maison louée par la production, proche d’une casse de voitures et d’un  hangar désaffecté. Parmi les comédiens, il y en avait un – le manouche aux cheveux longs – qui joue les preneurs d’otage, dont j’avais fait la connaissance dans ma vie professionnelle d’avocat.

J’ai tout de suite senti qu’il ne fallait pas faire d’ombre à Houellebecq. On avait un petit script à respecter mais comme Houellebecq  improvisait, on s’est mis au diapason. Quand je suis arrivé, il m’a dit: «T’es pas l’avocat ripou que j’ai vu à la télé ?» J’ai répondu : «Pas du tout, j’ai été acquitté.» Puis comme je suis celui qui paie la rançon qui lui permet d’être libre, il a ajouté : «Qui a payé ? C’est Hollande avec les fonds secrets ? C’est du vrai pognon ?» Certains propos ont été coupés au montage. Au départ, si la captivité l’affecte, ça ne dure pas puisque finalement, on lui amène une femme dans son lit. Il n’est plus du tout pressé d’en sortir. C’est le syndrome de Stockholm inversé.


Isabelle Huppert et Gérard Depardieu dans The Valley of love

Les comédiens Isabelle Huppert et Gérard Depardieu vont se retrouver 40 ans après "Les Valseuses" et 24 ans après "Loulou" de Maurice Pialat sous la direction de Guillaume.

Isabelle Huppert retrouvera Gérard Depardieu devant la caméra du réalisateur Guillaume Nicloux. Intitulé The Valley of Love, l'histoire signée NIcloux raconte comment deux parents se retrouvent après le décès de leur fils. Une lettre de ce dernier leur indique qu'ils doivent se rendre dans la vallée de la mort aux Etats-Unis et ils décident, aussi absurde que cela soit, de s'y rendre pour l'y attendre.


Le tournage commencera à l'automne, et sera produit par Sylvie Pialat via Les Films du Worso, et la LGM de Jean-Baptiste Dupont et Cyril Colbeau-Justin.


mardi 19 août 2014

Michel Houellebecq relate comment il a mis sa vie en danger sur un tournage.

Michel Houellebecq vit selon des règles précises et immuables. Mais un matin, sa vie bascule. Il est enlevé. Ecrit et réalisé par Guillaume Nicloux, la fiction L'enlèvement de Michel Houellebecq sera proposée au public d'ARTE le 27 août prochain, à 22h15.

Dans le dernier numéro en date du magazine Télé Câble Sat, l'écrivain relate un exemple à ne pas suivre tant il est complètement con !

Le réalisateur Guillaume Nicloux lui a demandé s'il y avait quelque chose qu'il n'avait jamais fait et qu'il aimerait faire. Houellebecq a répondu : conduire à 300 km/h...Les deux hommes ainsi qu'un chef opérateur ont donc pris l'autoroute.

A 280 km/h, dit-il, il y a eu un appel d'air. "Mes passagers, qui n'étaient déjà pas rassurés parce qu'ils m'avaient vu faire mon testament avant de partir, ont cru à un suicide organisé. Je ne pense pas être suicidaire. J'ai moi-même eu les jetons !"

samedi 9 août 2014

[PHOTO] Le destin est une putain


samedi 2 août 2014

Coups de cœur à l’ombre de la Colonnade

L'Humanite.fr a pu aller au festival de Karlovy Vary et récupérer "L’enlèvement de Michel Houellebeck" , qui avait été un des succès du festival de Berlin. Le film,doit encore bénéficier d’une date de sortie. Présenté au Forum, la star dépressive de la littérature se fait enlever par un trio musclé qui ne semble pas doué pour les demandes de rançon, d’où une forme d’humour aussi pince sans que pavillonnaire.

Soit, Houellebeck est enlevé, mais il est par la même occasion nourri et blanchi, ce qui va très bien avec son impavidité. Tentant de fumer clope sur clope et appréciant la cuisine que prépare la mère d’un des détenus, nous sommes dans l’inversion, dans un face à face hilarant ou se perd très vite les éventuelles motivations de l’enlèvement.

Il faudra revenir sur le film à sa sortie, tant il détone sur le tout-venant de la production.

L'humanité ajoute que Guillaume Nicloux est un réalisateur qui nous a toujours intéressés, en particulier dans sa version de la Religieuse, superbement interprétée par Pauline Etienne et dans laquelle Françoise Lebrun, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin ou Lou Castel n’étaient pas mal non plus.

© Les Films du Worso




jeudi 17 juillet 2014

L’Enlèvement de Michel Houellebecq - Diffusion

L’Enlèvement de Michel Houellebecq, réalisé par Guillaume NICLOUX, sera diffusé sur Arte le 27 Août 2014 à 22h15.

samedi 12 juillet 2014

samedi 5 juillet 2014

L'ENLÈVEMENT DE MICHEL HOUELLEBECQ en avant-première.


Ce soir 19h au Gaumont Opéra Capucines, ne manquez pas L'ENLÈVEMENT DE MICHEL HOUELLEBECQ en avant-première.

En présence de Guillaume et de Sylvie Pialat.


Pour acheter vos billets, c'est par ici :

http://www.cinemasgaumontpathe.com/films/l-enlevement-de-michel-houellebecq/





vendredi 13 juin 2014

LA RELIGIEUSE sur Canal+

Si vous avez Canal+ LA RELIGIEUSE sera diffusé sur à partir de mardi 17 juin

lundi 2 juin 2014

jeudi 15 mai 2014

Parce que le cinéma montre la France et ses habitants


Guillaume Nicloux dans Télérama.

"Ces décors que je choisis de film en film, disent-ils quelque chose de l'aliénatiojn du monde ? De la detresse de ceux qui y vivent ?"

Il y évoque également le sud de la Seine-et-Marne. La même passion que moi pour Melun et la region de Fontainebleau. La Clef et L'Enlèvement de Michel Hollebecq, filmés à 4 kilomètres de chez moi....

vendredi 25 avril 2014

L’Enlèvement de Michel Houellebecq @ Tribeca

L’Enlèvement de Michel Houellebecq, le film de Guillaume NICLOUX, a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de Tribeca