jeudi 31 janvier 2013
Une «Religieuse» en competition a Berlin
La religieuse, de Guillaume Nicloux, avec Isabelle Huppert et Louise Bourgoin, est le premier film français en compétition.
de Emmanuèle Frois - Le figaro
Belle entrée en compétition pour La Religieuse (sortie le 20 mars) de Guillaume Nicloux, premier film français à aspirer à l'Ours d'or de la Berlinale, avant Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont, avec Juliette Binoche (présenté mardi) et Elle s'en va d'Emmanuelle Bercot, avec Catherine Deneuve (présenté vendredi).
Quarante sept ans après le film de Jacques Rivette, interprété par Anna Karina, Guillaume Nicloux n'a pas hésité lui aussi à se mesurer au roman de Diderot. Censuré, La Religieuse de Rivette avait finalement été sélectionné au Festival de Cannes sous la pression de Jean-Luc Godard. Autre temps, autre mœurs, autre approche. Tout en restant ancré dans le XVIIe, Guillaume Nicloux évite avec intelligence la charge anticléricale pour faire le portrait contemporain d'une héroïne rebelle à un parcours douloureux, semé d'épines.
«Je ne voulais pas faire un pamphlet» confie Guillaume Nicloux, autour d'un café, avant sa conférence de presse berlinoise, entouré de toutes «ses religieuses» Pauline Etienne, Isabelle Huppert, Louise Bourgoin, Françoise Lebrun, et de sa productrice Sylvie Pialat.
«Je devais m'extraire de l'imagerie anticléricale de Diderot que l'on peut comprendre en raison du contexte historique et géopolitique du XVIIIe. Je me suis recentré sur l'essence même du roman qui est une ode à la liberté. Diderot n'était pas contre la religion. Il s'insurgeait contre le dogmatisme outrancier, les abus de la religion et de l'intolérance de l'église. On peut le comprendre. Sa sœur, entrée au couvent, y est morte folle, son frère est devenu chanoine. Et à 30 ans, Diderot a été enfermé de force par son père dans un monastère d'où il a réussi à s'échapper».
Louise Bourgoin, perverse à souhait
Chaque plan de La Religieuse ressemble à un tableau de maître. À la beauté formelle du film s'ajoute l'intensité du jeu de toutes les comédiennes à commencer par Pauline Etienne dont la présence miraculeuse illumine l'écran. Elle est une Suzanne Simonin, pleine de grâce, de dignité et de révolte. À 16 ans, elle est contrainte par ses parents de prononcer ses vœux alors qu'elle aspire à vivre dans «le monde».
Au couvent de Sainte-Marie, elle est confrontée à l'arbitraire de la hiérarchie ecclésiastique. Madame de Moni, la Mère Supérieure (Françoise Lebrun dans la douceur et l'empathie) se prend d'affection pour elle, avant de perdre la foi et de mourir. La nouvelle mère supérieure, Sœur Christine (Louise Bourgoin, perverse à souhait) ayant appris que Suzanne désirait rompre ses vœux et qu'elle intentait un procès à la communauté, lui fait subir humiliations et châtiments.
En perdant son procès, Suzanne est condamnée à rester cloîtrée. Son avocat, Maître Manouri, sensible à sa cause, réussit à obtenir son transfert au couvent Saint Eutrope. Là, d'autres épreuves l'attendent, avec le désir de la Mère Supérieure (Isabelle Huppert, entre délire amoureux, spasmes et extase)… Chez Diderot, Suzanne était résignée ; chez Rivette elle se suicidait ; chez Nicloux, elle a un avenir possible. «Suzanne ne nie pas sa foi ni son amour de Dieu, elle affirme sa volonté de vivre comme elle l'entend sans avoir à subir les pressions familiales ou religieuses. Et c'est en cela que le roman de Diderot est d'actualité».
http://www.lefigaro.fr/cinema/2013/02/10/03002-20130210ARTFIG00178-une-religieuse-en-competition-a-berlin.php
Publié par
Nicolas
samedi 22 décembre 2012
JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE
Très chers aminautes, mes fidèles lectrices et lecteurs,
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à vous et à vos familles. L'année 2012 se termine. La fin du monde n'a pas eu lieu. J'attend l'année 2013 avec impatience et surtout le 20 mars, date de sortie de La Religieuse, le prochain film de Guillaume avec les magnifiques Louise Bourgoin et Isabelle Huppert mais également des "têtes connues" de l’univers de Guillaume, Gilles Cohen ou encore Nicolas Jouhet.
Comme Holiday, Le film est produit par Les Films du Worso. Au scénario, nous retrouvons Guillaume mais également Jérôme Beaujour scénariste de l'excellent "Deux jours à tuer" avec Dupontel (film que je vous invite à visionner si ce n'est pas déjà fait )
Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année à vous et à vos familles. L'année 2012 se termine. La fin du monde n'a pas eu lieu. J'attend l'année 2013 avec impatience et surtout le 20 mars, date de sortie de La Religieuse, le prochain film de Guillaume avec les magnifiques Louise Bourgoin et Isabelle Huppert mais également des "têtes connues" de l’univers de Guillaume, Gilles Cohen ou encore Nicolas Jouhet.
Comme Holiday, Le film est produit par Les Films du Worso. Au scénario, nous retrouvons Guillaume mais également Jérôme Beaujour scénariste de l'excellent "Deux jours à tuer" avec Dupontel (film que je vous invite à visionner si ce n'est pas déjà fait )
Publié par
Nicolas
mardi 28 août 2012
mardi 24 janvier 2012
La Religieuse - 1er Jour de Tournage
Guillaume NICLOUX vient de démarrer le tournage de "La Religieuse" avec Pauline ETIENNE, Isabelle HUPPERT, Louise BOURGOIN et Martina GEDECK.
vendredi 17 décembre 2010
D'où vient votre envie de faire des films ?
Guillaume : "Elle s'est déclenchée après avoir découvert mon envie de raconter des histoires. A partir de 6-7 ans j'ai commencé à dessiner, à échafauder des scénarios. La fabrication d'un film se cerne beaucoup plus tard, vers 12-13 ans. A ce moment-là, je me suis dit que la façon de raconter mes histoires passerait par l'image. C'est un peu comme le sexe. Les choses apparaissent plus crues, plus réelles, vers 12-13 ans.."
Propos recueillis par Jérémie Couston
Retrouvez cet entretien sur le site de Télérama,Un cinéaste au fond des yeux #72
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Propos recueillis par Jérémie Couston
Retrouvez cet entretien sur le site de Télérama,Un cinéaste au fond des yeux #72
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Nicolas
De quoi ça cause :
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Un cinéaste au fond des yeux
Quel est le premier film que vous avez vu et où l'avez-vous vu ?
Guillaume : "Bambi, au cinéma de l'Ermitage, à Fontainebleau. Je devais avoir 5 ans. Un choc. Je me souviens de cette scène terrible de la mort de la mère."
Propos recueillis par Jérémie Couston
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Propos recueillis par Jérémie Couston
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Nicolas
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Un cinéaste au fond des yeux
Est-ce que le cinéma vous rend heureux ?
Guillaume : "Le rare moment d'exaltation intervient extrêmement ponctuellement sur le tournage d'un film. C'est pour cette raison que les réalisateurs font des films, je pense, pour accéder à cet instant fugace où on a l'impression d'avoir capté un truc. Une fois sur deux, au montage, on s'aperçoit que c'était illusoire de croire qu'on avait réussi. Mais, parfois, une scène filmée sans étincelle trouve une résonance particulière. "
Propos recueillis par Jérémie Couston
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Nicolas
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Un cinéaste au fond des yeux
mardi 14 décembre 2010
JULIEN DORE SUR LA B.O. DE HOLIDAY
Julien Doré s'offre une escapade musicale pour le cinéma puisqu'aujourd'hui sort la B.O. qu'il a composée pour le film Holiday (récemment sorti en salle) de Guillaume Nicloux et avec Jean-Pierre Darroussin, Judith Godrèche et Josiane Balasko. Au programme, on retrouve quelques éléments musicaux qui ont fait la singularité du chanteur comme son fidèle ukulélé sur We Are In Holiday. Arpentant des chemins de pop cotonneuse (Campari, Marina), de folk bricolée et fantaisiste (I Am Gay, Country Sun & Reggae Night), le chanteur n'hésite pas à faire des incursions dans l'électro (Dance With My Music) ou à se laisser aller au chant italien (La Polizia).
Un chouette disque en forme de compile multistyle.
Ah oui, l'album est en écoute sur deezer
Un chouette disque en forme de compile multistyle.
Ah oui, l'album est en écoute sur deezer
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Nicolas
lundi 13 décembre 2010
Holiday, un Cluedo joyeusement palpitant
Interview de Guillaume Nicloux et Jean-Pierre Darroussin à l'occasion de la sortie du film Holiday.
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Nicolas
vendredi 10 décembre 2010
Holiday, un film rafraichissant
"Un film rafraichissant, on saluera sa superbre mise en scène" Cinefuzz
Découvrez sur cinefuzz.fr, la critique de Fabien Mauro :
"Un film rafraichissant car Nicloux veut proposer une sorte de huis-clous à la Agatha Christie sous acide. Au château de Mercuès, ça chante, ça hurle, ça picole, ça défèque, ça vomit, ça baise…Mais la comédie de mœurs trash dérive progressivement vers le film d’enquête marrant et c’est peut être là où il film pêche un peu dans sa deuxième partie. L’ensemble reste drôle mais le spectateur à du mal à savoir si Nicloux veut poursuivre ses expérimentations comiques ou partir vers le film d’investigation pur. On saluera se superbe mise en scène, aux cadrages précis et savamment composés, le travail sur le champs contre-champs, la déstructuration du récit et les transitions, malines."
Découvrez sur cinefuzz.fr, la critique de Fabien Mauro :
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Nicolas
lundi 10 août 2009
Une Affaire Privée sur Canal + Cinéma
Une Affaire Privée, film réalisé par Guillaume NICLOUX avec Marion Cotillard et Thierry Lhermitte, est rediffusé à 20h45 le 12 Août 2009. Plusieurs rediffusions sur la même chaine suivront jusqu’à début septembre.
vendredi 23 janvier 2009
Les 7 familles du Polar
Les 7 familles du Polar, version polar du jeu des sept familles, ce sont quarante-deux nouvelles courtes publié dans Le cahier d'été de l'an 2000 du quotidien Libération.
Quarante-deux auteurs de polar sous la direction de Jean-Bernard Pouy qui se retrouvent dans un même recueil en septembre et publié par Baleine.
Sept familles au nom évocateur : Bavure, Braquage, En Cavale, Garde à vue, Killer, Prise d'otage et Zonzon.
La règle est simple : Chaque auteur prend en charge un membre d'une famille et s'attaque à le mettre en scène. Daeninckx, Raynal, Jonquet, Nicloux, Fajardie, Battisti...Tout le monde est la. Du plus connu au débutant.
Quarante-deux auteurs, ce sont quarante-deux styles différents, quarante-deux façons de raconter des histoires. Alors il arrive que la mayonnaise ne prenne pas toujours mais le plus souvent ça fonctionne.
Ce qui est sûr c'est que le lecteur se trouve devant quarante-deux auteurs pleins de talents.
L'avantage avec les nouvelles c'est que ça va vite, trois ou quatre pages grand max, tout de suite dans l'ambiance, le décor posé en deux phrases. Et comme on joue aux sept familles on sait tout de suite a qui on va avoir affaire. Un braquage ? Un serial killer ?
Le jeu, c'est aussi de lire la nouvelle sans aller regarder qui en est l'auteur et de le découvrir avant la fin.
Mal de vivre, solitude ou violence. Il y en a pour tous les goûts. Certaines nouvelles sont des petits bijoux d’humour noir. Les fins sont souvent inattendues.
Le lecteur est surpris.
Heureux.
Ou pas.
Les dix premières lignes…
Dans la Famille Bavure : Jean-Hugues Oppel, Maud Tabachnik, Entre-deux Noirs, Jacques Vallet , Didier Daeninckx, Patrick Mercado.
Dans la Famille En Cavale : Cesare Battisti, Chantal Pelletier, Noël Simsolo , Franck Pavloff , Gilles Del Pappas, Thierry Crifo.
Dans la Famille Prise d’otage : Philippe Carrese, Mouloud Akkouche, Jean-Christophe Pinpin, Nila Kazar, Jean-Jacques Reboux, Woô Manh et Jacky Pop.
Dans la Famille Braquage : Frédéric H. Fajardie, Francis Mizio, Patrick Pécherot, Robert Deleuse, Olivier Thiébaut, Gérard Lecas.
Dans la Famille Garde à vue : Les Urubu, Lilian Bathelot, Dominique Manotti, Stéphanie Benson, Bertrand Delcour, Patrick Raynal.
Dans la Famille Zonzon : Fred Vargas, Thierry Jonquet, José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, Lucio Mad, Hervé Le Corre.
Dans la Famille Killer : Roger Martin, Pascal Dessaint, Marc Villard, Marcus Malte, Gilles Vidal, Guillaume Nicloux.
Quatrième de couverture…
Qui n'a pas joué, dans sa verte jeunesse, aux "7 Familles" ? Qui n'a pas soupiré, quand ses bambins larmoyants ont supplié : "Papamaman, tu joues avec moi ?". Et c'était l'inexorable plongée dans les familles Cassecroûte, Aviateur ou Polynésie, avec l'ineffable plaisir/vengeance de hurler : "Pioche !" d'immédiatement redemander le grand-père la grand-mère le fils la fille, d'hésiter entre le père et la mère, choisir la mère et se prendre un "Pioche !" dans les dents avant de se faire dépouiller totalement au tour suivant.
Mais le monde change, va mal, ses soubresauts de malade chronique se vérifient dans les faits divers.
Alors voilà, dans un jeu et quarante-deux nouvelles imagées, une version noire de ce jeu pas si innocent que ça.
Les dix premières lignes…
Dans la Famille Bavure : Jean-Hugues Oppel, Maud Tabachnik, Entre-deux Noirs, Jacques Vallet , Didier Daeninckx, Patrick Mercado.
Dans la Famille En Cavale : Cesare Battisti, Chantal Pelletier, Noël Simsolo , Franck Pavloff , Gilles Del Pappas, Thierry Crifo.
Dans la Famille Prise d’otage : Philippe Carrese, Mouloud Akkouche, Jean-Christophe Pinpin, Nila Kazar, Jean-Jacques Reboux, Woô Manh et Jacky Pop.
Dans la Famille Braquage : Frédéric H. Fajardie, Francis Mizio, Patrick Pécherot, Robert Deleuse, Olivier Thiébaut, Gérard Lecas.
Dans la Famille Garde à vue : Les Urubu, Lilian Bathelot, Dominique Manotti, Stéphanie Benson, Bertrand Delcour, Patrick Raynal.
Dans la Famille Zonzon : Fred Vargas, Thierry Jonquet, José-Louis Bocquet, Jean-Luc Fromental, Lucio Mad, Hervé Le Corre.
Dans la Famille Killer : Roger Martin, Pascal Dessaint, Marc Villard, Marcus Malte, Gilles Vidal, Guillaume Nicloux.
Quatrième de couverture…
Qui n'a pas joué, dans sa verte jeunesse, aux "7 Familles" ? Qui n'a pas soupiré, quand ses bambins larmoyants ont supplié : "Papamaman, tu joues avec moi ?". Et c'était l'inexorable plongée dans les familles Cassecroûte, Aviateur ou Polynésie, avec l'ineffable plaisir/vengeance de hurler : "Pioche !" d'immédiatement redemander le grand-père la grand-mère le fils la fille, d'hésiter entre le père et la mère, choisir la mère et se prendre un "Pioche !" dans les dents avant de se faire dépouiller totalement au tour suivant.
Mais le monde change, va mal, ses soubresauts de malade chronique se vérifient dans les faits divers.
Alors voilà, dans un jeu et quarante-deux nouvelles imagées, une version noire de ce jeu pas si innocent que ça.
Publié par
Nicolas
jeudi 4 décembre 2008
GUILLAUME NICLOUX SUR LE WEB
Comme je suis un gars bien j'ai redigé une petite fiche sur le site Knol de google : Guillaume Nicloux sur knol
Sans oublier le groupe Facebook actif depuis quelque temps déja : Groupe GUILLAUME NICLOUX
Et puis, ma critique de La Clef est disponible sur Krinein ( en attendant qu'Agoravox se décide à la publier ) La Clef sur krinein
Sans oublier le groupe Facebook actif depuis quelque temps déja : Groupe GUILLAUME NICLOUX
Et puis, ma critique de La Clef est disponible sur Krinein ( en attendant qu'Agoravox se décide à la publier ) La Clef sur krinein
dimanche 30 novembre 2008
ELISABETH BAYSSET, ILLUSTRATRICE CHEZ CLIMATS
Entretien avec Elisabeth Baysset, peintre et illustratrice des couvertures de "Monsieur Chance" et "C'est juste une ballade américaine" . Son travail, l'aventure climats...
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